Comment et pourquoi je m‘engage
Ma devise
Ce qui marque ma pensée politique c’est le principe constitutionnel: „ La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres.“ Je me pose toujours la question suivante lorsqu’il s’agit de prendre des décisions politiques: Quelles seront les conséquences pour les personnes qui ne roulent pas sur l’or et qui ne peuvent pas – comme le font les riches ou les grandes entreprises – menacer de s’expatrier ou de délocaliser ? Je suis consciente qu’un État social dépend d’une économie qui fonctionne. A l’inverse, l’économie nécessite la paix sociale et un environnement intact.
Je me pose toujours la question suivante lorsqu’il s’agit de prendre des décisions politiques: Quelles seront les conséquences pour les personnes qui ne roulent pas sur l’or et qui ne peuvent pas – comme le font les riches ou les grandes entreprises – menacer de s’expatrier ou de délocaliser ?
Représenter notre canton et notre région
Je représente à Berne notre canton et notre région. C’est la raison pour laquelle le contact avec la population, les associations, et les organisations me tient à cœur. Je rends visite à de nombreuses manifestations dans tout le canton : assemblées de la région Singine, de la fédération des communes, des pêcheurs, des chasseurs, et des tireurs, événements de la Chambre de Commerce, assemblées des organisations liées aux personnes handicapées et environnementales. Mon but : connaître leurs préoccupations et leurs avis et porter ce que je considère important dans le débat politique. Quelques exemples : interdiction de pêcher, guichets de poste, cartes journalières.
Le contact avec la population, les associations, et les organisations me tient à cœur
Pour une paix sociale de long terme
Contrairement aux déclarations des « partis de l’économie“, il faut pour avoir une paix sociale de long terme et une politique économique viable bien plus qu’une bonne politique d’entreprise et fiscale. Il n’y a pas que les entrepreneurs, mais également les travailleurs motivés et bien formés qui font partie de l’économie. Ainsi « politique économique » veut dire toujours plus « politique des travailleurs », « politique de la formation », et « politique sociale ». Le partenariat social joue un rôle important : si souvent cité par les représentants de l’économie dans les débats politiques du dimanche, il est malheureusement dévalué plutôt que renforcé.
Ainsi « politique économique » veut dire toujours plus « politique des travailleurs », « politique de la formation », et « politique sociale ».
Une économie durable
La vie est dépendante d’une eau propre et en quantité suffisante, des terres fructueuses, d’un air sain, et d’un clima vivable. Pour nous ils faut les protéger pour les générations futures. « Fukushima » nous a rendu cette connaissance que nous avons depuis longtemps à nouveau évidente. Voilà ce que nous constatons : il est urgent de transformer notre économie, d’investir dans les énergies renouvelables, de faire baisser la consommation d’énergie, d’oser la sortie du nucléaire. C’est pour une nous une opportunité. Cela crée des places de travail et renforce les petites et moyennes entreprises. C’est un marché d’avenir. Nous aurions dû commencer ce chemin il y a 15 ans. Les „partis de l’économie“ étaient contre.
« Fukushima » nous a rendu cette connaissance que nous avons depuis longtemps à nouveau évidente. Voilà ce que nous constatons : il est urgent de transformer notre économie, d’investir dans les énergies renouvelables, de faire baisser la consommation d’énergie, d’oser la sortie du nucléaire.
Utiliser mon indépendance
Le PCS a beau être petit, il est formidable : c’est un parti qu’on n’achète pas. En tant qu’une de ses représentantes je peux ainsi pratiquer une politique indépendante, tournée vers le bien commun et vers la population et non pas orienté sur les exigences des grandes banques, des assurances, et des grandes entreprises. Durant les deux ans et demi passés à Berne j’ai remarqué, combien l’indépendance est importante. Les représentants des gros cercles d’intérêt ont une grande influence dans les commissions et conditionnent fortement les décisions.
Durant les deux ans et demi passés à Berne j’ai remarqué, combien l’indépendance est importante.
Faire de la politique en prévision de l’avenir
Ma grande préoccupation est de faire de la politique prévoyante, de poser avant l’heure les questions qui s’imposent et d’affronter les problèmes. Cela était d’une grande importance déjà au Grand Conseil fribourgeois. Quelques exemples : postulat concernant la politique de la vieillesse, question en relation à l’autorisation d’exploitation illimitée pour la centrale nucléaire de Mühleberg, postulat concernant le potentiel de l’énergie solaire sur les bâtiments publics. Au Conseil national, je m’efforce aussi de faire de la politique « vers l’avenir ». Voici quelques exemples d’interventions : conséquences de la crise financière sur les assurances sociales, danger du chômage de longue durée pour les jeunes en fin de scolarité obligatoire, nouveau financement des soins et son application dans les homes, concepts cantonaux concernant les personnes handicapées (seront-elles lésées à l’avenir ?), bons de formation pour personnes reprenant une formation.
Ma grande préoccupation est de faire de la politique prévoyante, de poser avant l’heure les questions qui s’imposent et d’affronter les problèmes.
La démocratie comme respect des autres
Nous les Suisses sommes fiers de notre démocratie directe. Elle se base sur la conviction que l’instrument du dialogue conduit à de meilleures solutions. Ainsi en découle que le respect des autres opinions et partis fait partie de la démocratie. Leurs idées et expériences peuvent aider à améliorer nos propres propositions de solutions. Trop souvent aujourd’hui je fais l’expérience à Berne qu’on n’écoute plus, qu’on ne recherche plus ensemble de solution. Un parti plus que tout autre pratique du confort que lui procure sa position de pouvoir, le jeu opposé : dénigrement des autres et de l’État, incapacité de compromis, politique sur le dos des faibles.
Trop souvent aujourd’hui je fais l’expérience à Berne qu’on n’écoute plus, qu’on ne recherche plus ensemble de solution.
Chrétien-social
Le mouvement chrétien-social a été un des mouvements ayant eu le plus de succès au 20ème siècle. Avec sa compréhension du partenariat social entre les employeurs et les employés (entre le capital et le travail) il a posé les jalons pour la paix sociale et le développement social et économique. Avec le recul, il a toutefois commis l’erreur de se reposer sur le PDC et s’est ainsi laissé conditionner par l’aile économique. Il est absolument nécessaire que la pensée chrétienne-sociale demeure au 21ème siècle. Moi et mes collègues du PCS nous y engageons.
Le mouvement chrétien-social a été un des mouvements ayant eu le plus de succès au 20ème siècle. Il a posé les jalons pour la paix sociale et le développement social et économique.





